angus
chapitres
lundi 2 août 2010
Je suis
à mon Horizon, à mon diapason
face à Face avec les absents
dos à dos avec mon ombre
j'ai l'énergie irritée
j't'au pied du mur
y cherche à me tomber dessus...
j'ai la profession manquante
aveugle
j'ai le soleil du mauvais côté de la rétine
j'ai p't être le rayonnement facile
mais la chaleur me manque...
...bienvenue dans le club des grands brûlés...
pas que j'aille besoin de changer d'épiderme
mais la chaire se consume
pi l'estime du même coup...
la chaleur me manque
je vis
avec mon ouragan
mon espoir réticent, mon abandon calculé
j'ai la salaison facile
la Sallette pas trop pire
l'érection campagnarde, pi l'bébé citadin...
je suis
personnage à l'ivresse facilement identifiable...
la nordicité dans mes veines
la docilité dans mes peines
à soère, l'amour s'déchire
scindé en deux
j'ai juxtaposé mes rêves
après le grand schisme
du cœur qui tempère, du cœur qui carbure
sado-maso d'après tempête.
j'ai pigé ton nom, le litige est mien...
quand mon cœur devient briquette de charbon
j'me ferme la gueule à temps partiel
silence sporadique
j'ai les orteils dans le rouge
le feu au cul
l'orange au tropique
la tempe disciplinée
sous le canon d'un revolver
comme une cellule de plomb
qui explose tel un soldat...
...jamais général...
...jamais général...
...jamais général...
mercredi 28 juillet 2010
Ti-Jean
I.
Sans bruit le désert
sur terre de débris
l’oasis se fait rare
et s’effrite les galets
comme la peau d’un vieillard
les feuilles mortes en audition
sur l’asphalte raide
les mains rigides, l’œil alourdi
le stress vainqueur
le stress conquérant
le tétanise
ses souvenances se distance
le lot des arpailleurs
d’idées nouvelles déjà vieillies.
et l’automne tarde…
et s’en vont les outardes…
quand même…
II.
un intermède sans interlude
c’est mieux avec une bière d’in mains
comme un hiver passé dans l’sud
comme un hiver sans son sapin
pas d’boule de Noël
pas d’crèche su’a neige
pas d’mononcle ben swell
pas d’cheveux d’ange, sapin allège
les révérences sont faites
les révérends en fêtes
le vin d’messe à messe de minuit
pour les p’tits, on les baptiseras demain…
Jean Prospère en d’ssous d’une table,
Jean Espère derrière l’étable
Jean Maudit par ses confrères
Jean Petit…encore une bière
Jean Chéri…encore un verre
Jean Dans l’lit, baise sa misère...
mardi 27 juillet 2010
Le Brise-glace en plein été
Comme un brise-glace,
Échoué dans l'sable,
Dans l'attente des gels futurs,
Je fixe les détroits,
Jusqu'au prochain passage,
La grande migration,
Qui me pompe le cœur,
Qui bloque mes artères,
Qui forme le caillot,
Parce qu'absent,
Je suis sur place,
J'essuie la glace,
L'abstrait dans l'tapis.
La Baie James qui m'émeut,
Quand vient l'soère,
Un couché d' soleil
Dans l' blanc des yeux...
Mes temps s'imposent,
Silences, symbioses,
Mes tempes explosent,
S'allègent et poids lourds...
J'ai les yeux en d'ssour,
De mes oreilles,
Trop étroites et trop petites,
Pour entendre quoi que ce soit...
Moi, système de santé,
Publique et pudique,
De mon espérance de vie,
Je tourne en rond,
Parce que pas angulaire,
Mais pas pantoute,
Pas pour 5 cents
Pas pour 10 piasses
Pas pour rien non plus...
Quand j'me 2x4, quand j'me plywood,
Que j' me plâtrise, que j' me tire les joints
J' m'enferme dans mon corbillard,
Gossé de mes mains...
Y a de quoi être fier,
J' me panne-mécanique,
Pi pour un peu j' respire,
Une terre d'humus,
Et pleine d'engrais,
Je pousse-pousse vite...
J' m' hyperactive,
J' m' interactive,
J' m' intramurôsse,
J' m' intraveineuse,
Mémoire-Sélective
Mémoire-S'invectice,
Mémoire-Mal-de-Vivre
Ou Mémoire-Mal-de-Soi
À quand l'ultime soluté ...
dimanche 25 juillet 2010
La Marjolaine
hebdomadaire de nature
dromadaire assoiffé
qui couraille les oasis maltés
désaltérant nos ventre orgueilleux...
pourtant, t'as choisis... PIRATE!
t'as pris position...la flibuste...
t'as choisi ton monde...
les Rapailleurs de torts...
encore une fois, on traversera la mer avec toé
dans la tempête de ta vie
vers l'atoll, ton espérance
quand à l'abordage de notre parlure
violant sa syntaxe comme si c'était une vierge du Congo
tu hisseras tes voiles
les Tabous prendront le bord
pi tu dévaliseras les infortunes des tous-nus...
tu planteras une fois encore Pavillon Noir...
...Jolly Ranger..
sur notre Martinique, sur nos Bermudes
sur Notre-Dame-de-la-Sallette...
ta Petite-Nation...
tu r'dresseras les torts
sur la planche de ton Sloop
tu crieras 'À Mort! À Mort !'
pour ravir tes mercenaires
tu iras
à l'assaut des Galions espagnols
et des navires Anglais
éventrant vaisseaux de guerres
croulant sur le poids de ta figure de proue
un Léo avec un couteau entre les dents
les sirènes...Rien à Foutre...trop cucul
pi un jour
on foutra un gros Criss de X sur la Map Monde
gueulant aux 5 continents
que la plus précieuse des épices
que la pierre qui brille le plus
que l'hymen de bois, de cuir et de fer
aux arômes de Marjolaine...
est drette icitte !