angus

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samedi 17 juillet 2010

Chasse sur la galerie

Au risque de s'répéter
on arrive au boute
seul dans nos rabaska
deux mains pour seize rames
un homme pour une rivière
un arbre pour chaque indien
forêt qui se saoule
à défaut d'autre choix

le sang dilué, congelé, coagulé
d'in croix rouge ou catholique
qui shine de moins en moins dans le noir
vendu au plus offrant,
notre piasse vaut pus grand chose
pi nos repères se perdent
d'ins époques en transitions
pas moé qui en braillera
ne vous en déplaise

le temps qui est lent
l'attente létal
la tempe, l'étable
Les podiums se perdent
à l'arraché...

arraches tes dents
pi gruges les murs
entre les cadres de portes

vieillir de quinze ans d'âge
en 15 semaines
semailles et semences
plus rien à perdre
du pissenlit gazéifié
au gazon pisse en litière
en passant derrière le lit
dessus la mer de Gaspésie

je pactiserai avec le yabe
la bête à grand queue
pi les feux-follets aussi
pi on courra le loup-garou
dedans nos yeux
d'apoplexique
amoureux

1 commentaire:

Joual Vert a dit…

Voilà toute une chronique du temps qui passe!! Merci Alex!